La source des email contenant des diaporamas de blagues-qui-essaient-d’être-drôles enfin identifiée.

Tous les internautes connaissent ces diaporamas Powerpoint qui réunissent des blagues sans intérêts, envoyés jour après jour par un collègue ou un proche à qui on n’ose pas dire qu’elles ne font rire qu’une fois sur 20 dans le meilleur des cas, et qu’elles contiennent des fautes d’orthographe qui font mal aux yeux.
Jusqu’à aujourd’hui personne n’était arrivé à remonter la longue file des destinataires successifs de ces documents. Nous sommes aujourd’hui en mesure de révéler que toutes ces histoires ont une source unique : il s’agirait de blagues refusées par la société Carambar au cours des 40 dernières années pour drôlerie insuffisante. Ces histoires étaient conservées dans un fichier informatique ultra-sécurisé, qui n’était accessible qu’à un nombre extrêmement réduit d’employés. C’est l’un deux, Jean Michel Duobert, qui depuis plus de 20 ans diffuse systématiquement sur Internet toutes les blagues dont le coefficient de drôlerie est inférieur à 0,5 (un minimum de 2 est nécessaire pour pour figurer sur un emballage).
« j’ai décidé de me faire connaître, explique-t-il, à cause de la notoriété d’Edward Snowden. Ses fichiers ont été lus par beaucoup moins de monde que les miens, et pourtant, il ne se passe pas de semaine sans qu’il ne fasse la une de l’actualité. Moi, j’ai toutes les raisons de penser que je ne suis même pas espionné par la NSA, alors que je suis peut-être à l’origine du développement spectaculaire d’Internet. » Et d’appuyer cette affirmation d’un détail troublant :  c’est précisément au début des années 90, alors que Jean-Michel commençait à faire circuler les rebuts des blagues Carambar, que l’Internet a connu le développement spectaculaire que l’on sait.

Alex Hélance, pour l’UnFaux

——————————-
à noter :C’est après avoir lu le Manfieste de l’humour pas drôle de notre rédacteur en chef Alain Faux, que Jean-Michel Duobert a choisi l’UnFaux pour révéler son identité.

Publicités

Scandale : Charles Perrault aurait dissimulé un conte en Suisse.

Après des joueurs de l’équipe de France de football et une ancienne Miss France, c’est un autre fleuron de la vie intellectuelle française qui serait touché par le scandale des contes suisses.
Selon nos informations, Pierre Perault d’Armancour, troisième fils de l’écrivain Charles Perrault se serait rendu à Genève en 1698 et aurait confié à une banque un manuscrit contenant un conte inédit de son père. Le conte en question serait resté dissimulé en Suisse jusqu’à ce que des travaux de rénovation révèlent un coffre ancien dissimulé dans les sous-sols d’UBS contenant le précieux manuscrit.
Les descendants de la famille Perrault tentent de minimiser l’affaire : « Il existe une tradition familiale sur un conte perdu de mon ancêtre, explique Charlotte Perrault, dernière descendante de l’auteur de Barbe-Bleu. C’est l’histoire d’un roi qui quitte le palais secrètement chaque nuit, à cheval,  un chevalier garde du corps en croupe, pour rejoindre une femme. Il porte son heaume mais un gazetier le reconnaît à ses éperons. Bref, une histoire complètement invraisemblable. Vous comprenez pourquoi, dans la famille, on ne tient pas à ce qu’elle s’ébruite ».

Claude Passa, pour l’UnFaux


Exclusif : les titres de la presse de demain

EXCLUSIF :  grâce à nos sources dans de nombreuses rédactions, nous sommes en mesure de vous dévoiler le titre le plus souvent traité à la une de la presse de demain : il s’agit d’un sondage dans lequel 95 % des personnes interrogées ont répondu ne pas s’intéresser à l’affaire Julie Gayet,  1 % ont répondus « vous pouvez répétez la question ? » en hommage au retour annoncé des inconnus, 4 % ont répondus « vous n’avez rien de mieux à faire que de poser des questions idiotes ? », et  3 % ont répondu à leur portable avant la fin de la question (ceux qui ont noté que le total des réponses dépasse 100 % font partie de l’écrasée minorité* qui s’intéresse au sujet)

*l’écrasé minorité étant bien sûr le contraire de la majorité écrasante

Bernard Tizier, pour l’Un Faux


L’économie française menacée par les hospitalisations de cocus.

Depuis quelques jours, les hôpitaux français sont submergés par l’arrivée de patients inattendus : en effet, de nombreux Français se sont rendus chez leur médecin pour demander à se faire hospitaliser sous prétexte qu’ils sont cocus, et que cette situation entraîne une souffrance psychologique insupportable. Un généraliste témoigne : « comment leur dire non, quand l’exemple vient d’en haut, du couple présidentiel exemplaire ? »
Ce phénomène aurait pu rester anecdotique, puisqu’il ne concerne que les cocus au courant de leur situation, largement minoritaire parmi les cornus. La situation a cependant changé dramatiquement après la conférence de presse de François Hollande et l’annonce du pacte d’irresponsabilité qui consacre la lune de miel entre le Président et les patrons. En quelques minutes, les 18 000 668 électeurs de François Hollande au deuxième tour qui se sont vus cocufier en direct à la télévision. Depuis, ce ne sont pas moins de dix-sept millions vingt-huit mille six cent vingt et un Français (soit 96,4% desdits électeurs) qui ont demandé à être hospitalisés pour cocufiage, menaçant de paralysie l’économie française.

Gaétan-Olivier Zé, pour l’UnFaux


Une erreur lourde de conséquences

Dans le chapeau de son article en ligne sur les fichiers HSBC, le Point a commis une erreur de date : « Exhibés durant l’été 2012 par Éric Woerth, les fichiers de la Banque HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms. »  Or c’est au cours de l’été  2009 qu’Éric Woerth, alors ministre du Budget, a « exhibé » la fameuse liste devant les députés, tandis qu’à l’été 2012, c’est Jérôme Cahuzac qui était ministre du budget. Cette erreur de date entraîne une confusion entre les deux anciens ministres qui n’est pas du goût de tout le monde. Selon une source judiciaire, l’un d’eux aurait décidé de porter plainte en diffamation, estimant que ce risque de confusion « porte gravement atteinte à son honneur étant donné la gravité des faits reprochés à l’ancien ministre ». Notre source ne précise pas lequel des deux souhaite déposer plainte.

Christian Thibault Pamohat, pour l’UnFaux


Le Point : Information poinédite sur les fichiers HSBC

Révélations du journal Le Point : les fichiers HSBC contenant une liste de Français détenant des comptes en Suisse auraient été trafiqués, « expurgés ».  Et l’hebdomadaire de préciser « Le rapport des autorités suisses est formel : les fichiers ont été falsifiés après que l’ordinateur d’Hervé Falciani a été saisi par les enquêteurs français », avant d’asséner le coup de grâce : les Suisses affirment dans ce rapport qu’il s’agit d’« une manipulation volontaire dont le mobile nous échappe ».

« Une manipulation volontaire dont le mobile nous échappe » magnifique expression, qui restera dans les mémoires, ou plutôt qui est restée dans les mémoires, puisqu’elle figurait déjà un article du Nouvel Obs du 2 mai 2012 (ici) , qui avait marqué les esprits. Le journaliste du Nouvel Obs avait eu accès au même « rapport explosif » (le Point), qu’il qualifiait véritable « douche froide pour l’administration française » (Nouvel Obs). De là à conclure que ce rapport explosif ne serait qu’un pétard mouillé, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas. En effet, une enquête approfondie nous a permis de conclure que l’information n’est pas inédite, mais poinédite, c’est-à-dire indédite pour le Point, l’hebdomadaire n’ayant jamais traité ce point précis du dossier. Le mot poinédite désigne plus précisément les informations qui inédites pour le Point, mais ne sont point inédites (version puriste de la langue française), ou sont pô inédites (version Titeuf) pour les autres.

V. Ritez , pour L’unFaux