Le RecycPub : la solution définitive pour désencombrer nos boîtes à lettres

Qui n’ a jamais pesté contre la quantité de dépliants publicitaires dans sa boîte aux lettres? Une start-up française vient de mettre au point une machine révolutionnaire, nommée RecycPub.
La machine se place à côté des boîtes à lettres dans les immeubles collectifs, à la place de la corbeille à papier qui sert habituellement à recueillir les publicités indésirables. Le locataire place les pubs dans la machine comme il le faisait avec la corbeille.
La machine recycle automatiquement le papier, récupère l’encre et réimprime une nouvelle publicité. À la fin de la journée, les boîtes sont vides et une pile de nouvelles publicités attend sous la machine.
« On est sur une vraie bonne nouvelle pour les distributeurs de prospectus qui ont des problèmes de dos, explique un des concepteurs du procédé. Plus besoin pour eux de porter les prospectus, qui attendent en pile sous les machines dans les différents immeubles. Il ne leur reste qu’a les déposer à nouveau dans les boîtes et à vérfier le bon état la machine.» Les habitants profitent également du système, puisque les codes des machines sont vendus aux publicitaires qui envoient par réseau mobile 4G les informations servant à imprimer les nouveaux prospectus. C’est une source de revenus pour les habitants (qui éventuellement peuvent choisir le publicitaire)  et l’ensemble comme moins cher que l’impression classique.

Le Président de TC-Recyc, qui commercialise le RecycPub, nous explique l’origine du procédé : « un jour, j’ai appris que certaines boues d’épurations sont utilisées pour fabriquer de l’engrais, qui sert à faire pousser des légumes, qui, une fois digérés finissent dans les toilettes et sont ainsi le principal ingrédient des boues d’épuration… Nous avons amélioré le procédé: nous recyclons directement la merde pour faire de la merde ».

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Le syndicat des journalistes sportifs soutient Canal+

Le principal syndicat de journalistes français en France prend position dans  l’affaire du boycott de Canal+

Petit rappel des faits : le PSG et l’OM ont décidé, vendredi, de boycotter Canal+ pour avoir montré des images de joueurs qui insultaient les arbitres et qui ont été ensuite suspendus pour ces insultes.
Par conséquent, lors des conférences de presse, les joueurs et les dirigeants de l’OM et du PSG refusent de répondre lorsqu’un journaliste s’est identifié comme travaillant pour Canal+. Une situation inadmissible pour les autres journalistes présents, et qui a entraîné une réunion d’urgence du principal syndicat de journalistes sportifs français. Son président, Bernard Douain nous a accordé une interview exclusive :
Q : Bonjour, Bernard Douain, vous êtes Président de l’AJSF, l’Association des journalistes sportifs français, qui vient de se réunir en comité extraordinaire. Quelle est la position de l’AJSF sur le boycott de Canal+ ?
R : nous ne pouvons pas accepter que des clubs empêchent nos collègues d’exercer leur profession, alors qu’ils n’ont fait que leur métier. Nous avons donc rédigé une lettre ouverte, qui sera publiée dans l’ensemble de la presse sportive de demain, pour demander aux clubs concernés de revenir sur leur décision.
Q : Vous pensez que cela suffira ?
R : C’est une première étape. Nous avons également décidé de demander à nos membres de boycotter les conférences de presse qui refuseront des questions de canal+.
Q : quelle forme prendra ce boycott ?
R : Dès qu’un joueur ou dirigeant refusera de répondre à une question parce qu’elle a été posée par un confrère de Canal+, tous nos journalistes se lèveront et quitteront la salle.
Q : N’est-ce pas une réaction excessive, après tout ce n’est que du sport ?
R : Non, je ne vois pas pourquoi l’éthique serait réservée aux journalistes soi-disant « sérieux ». Les journalistes de Canal+ ont montré des images que les clubs auraient préféré cacher. Les journalistes de Canal, ce sont nos lanceurs d’alerte, et ce sont des journalistes SPORTIFS.
Q : Vous semblez fiers de vos collègues.
R : Oui, en étant victimes de la censure, ils prouvent que les journalistes sportifs sont des journalistes à part entière. Tout le monde n’en est pas persuadé. Quand on dit qu’on est journaliste, ça suscite tout de suite la curiosité, mais dès qu’on ajoute le mot « sportif », on a droit aux ricanements et aux sourires en coin.[il commence à s’échauffer] Vous savez que des petits malins nous ont surnommés l’AJSSSF : association des journalistes sportifs (si, si) de France. [le ton monte] Nous allons montrer à nos collègues de Reporters sans frontières qu’ils n’ont pas le monopole de l’éthique. [il hurle presque] Nous nous battrons pour sauver nos collègues condamnés à ne plus parler qu’aux joueurs de Lorient ou de Toulouse, voire du FC Metz ! [se calmant] : enfin, euh, oui, quel était la question ?
Q : vous avez parfaitement répondu ; je crois que je vais vous laisser à vos occupations, vous semblez très occupé.
R : oui, je ne devrais pas vous le dire, mais nous avons été contactés par des journalistes de France 3. Vous savez que la SNCF porte plainte, après que des coureurs ont passé un passage à niveau fermé pendant le Paris-Roubaix. Apparemment, des coureurs de Paris-Roubaix ont décidé lancer un boycott de France télévision pour avoir montré les images. Et le cyclisme, c’est très important pour certains journalistes de France tv. Les années où il n’y a pas de morts au Dakar, le cyclisme, c’est 80 % du temps d’antenne de Gérard Holtz…
Nous nous retirons discrètement pendant que Bernard Douain continue à parler : « on est avec toi Gérard, tu es le Edward Snowden du service public, le Bradley Manning de la bicyclette… »
Propos recueillis par Yves Havitt, pour l’UnFaux.


Nicolas Sarkozy règle volontairement une amende de 18 millions d’euros

Nicolas Sarkozy contre-attaque dans l’affaire des pénalités liées à ses comptes de campagne 2012. Rappelons les faits : l’État français rembourse une  partie des frais de campagne électorale présidentielle aux candidats ayant eu un minimum de voix. En contrepartie, les candidats ne doivent pas dépasser un montant maximum de dépenses. En cas de dépassement, non seulement la campagne n’est pas remboursée, mais le candidat doit régler une pénalité égale au montant du dépassement, soit, selon la Commission des comptes de campagnes, un peu plus de 300  000 pour la campagne présidentielle 2012. de Nicolas Sarkozy.  Et comme c’est le candidat qui signe les comptes de campagne, sous la mention « vu et certifié exact », la justice considère aujourd’hui que c’était à Nicolas Sarkozy, et non à son parti de régler ces sommes. L’ancien président plaide la bonne foi:

« c’est très compliqué, explique-t-il, je  croyais qu’en tant que candidat de l’UMP,  le parti pouvait payer à ma place… même si je m’étais engagé personnellement sur l’exactitude des comptes en signant ».

Et il va même plus loin, au sujet de l’affaire Bygmalion:

« je suis ulcéré d’apprendre que des responsables de ma campagne ont triché pour cacher des dépassements, des dépassements dus à leur incompétence, et dont je n’étais évidemment pas au courant. Vous m’imaginez, moi, président de la république, tricher dans le but d’être réélu ? Et puisque le montant réel du dépassement est finalement de 18 millions d’euros, j’ai décidé, sans attendre que la Commission des comptes de campagne me le demande, de régler l’amende correspondante et j’ai envoyé, ce matin, un chèque de 18 millions au ministère des Finances. »

Nous n’avons pas pu poursuivre cet entretien, l’ex/futur chef de l’État devant assister une réunion urgente de donateurs au Fouquet’s avant de prendre l’avion pour une tournée de conférences au Qatar.

Gaétan-Olivier Zé, pour l’UnFaux