Quand Calais fait déprimer le président Hollande

Inquiétude dans l’entourage du président Hollande : le chef de l’État vit très mal la crise des migrants à Calais. « Vous vous rendez compte, aurait-il dit à ses proches, ces gens viennent de pays où il y a la guerre, la famine, ils arrivent en France, et ils n’ont qu’une idée, repartir ! Et pour aller où? en Angleterre? On a la meilleure gastronomie du monde, des milliers de kilomètres de plages et ils ne pensent qu’à passer chez les buveurs de thé !!! » Du coup, le Président serait vexé, cafardeux, limite dépressif. Il se raconte que c’est l’explication du mystère qui entoure le lieu de vacances présidentielles : il serait à l’isolement dans une maison de repos où il regarde en boucle des images de chefs d’État étrangers en visite en France et faisant l’éloge de notre beau pays.

Yves Habbiun, pour l’UnFaux


La présidence française au secours de l’agence de protection de l’environnement américaine

Imaginez un organisme gouvernemental chargé de protéger l’environnement qui déverse accidentellement dans une rivière plus de 11 millions de litres d’eau polluée, contenant entre autres du plomb et de l’arsenic et qui, pour couronner le tout, donne à la rivière une couleur orange profond visible à des kilomètres. C’est ce qui vient d’arriver au Colorado à l’EPA, l’agence américaine de protection de l’environnement.
La catastrophe écologique se double d’une crise de crédibilité pour l’EPA. Edgar Ringballow, chef du service communication de l’EPA, a cependant une idée originale pour regagner la confiance du public : « emprunter » un communicant à François Hollande.
« On a fait un « brainstorming », explique Ringballow, et quelqu’un a commencé à raconter cette histoire de Président arrivant à survivre politiquement après avoir fait le contraire de ses promesses électorales. Et de conclure « C’est le conseiller en communication de ce type qu’il nous faudrait ».
Après coup, j’ai vérifié, et j’ai été impressionné : comment les socialistes français ont-ils pu faire avaler le contraste entre le discours du Bourget (« mon ennemi c’est la finance ») et la loi sur la séparation des banques qui ne touchait qu’un pour cent de leurs activités ou les millions de baisses de charges pour les entreprises ? Mais ce qui m’a finalement convaincu ce sont les promesses continues d’inversion de la courbe du chômage suivie d’une hausse ininterrompue du nombre de chômeurs, sans jamais aucune remise en cause de la politique. Faire passer ça, c’est du grand art ».
Edgar Ringallow est donc entré en pourparlers avec la présidence française pour lui demander le détachement momentané d’un responsable de son service communication. Détachement qui devrait être facilité par l’intervention personnelle du président Obama, les présidents français ayant la réputation d’être prêts à tout pour être vus en compagnie de l’homme le plus puissant du monde. « Avec le précédent, ça n’aurait pas été possible, explique Ringallow, Obama ne voulait plus en entendre parler depuis qu’il racontait partout qu’il avait sauvé à lui tout seul l’économie mondiale pendant la crise financière. Hollande quant à lui a plutôt une image de petit gros sympa à qui on a envie de rendre service… »  Ringallow est donc persuadé que tout est réuni pour lui permettre de sauver l’image de son agence.

          Gaétan-Olivier Zé


le JT de France 2 aurait difiusé des reportages sans lien avec les programmes de la chaîne

Scandale  au JT de France 2:  des observateurs ont noté mardi soir qu’entre le sujet sur les championnats de natation et celui sur le village préféré des Français se sont glissés plusieurs reportages sans rapport direct avec un programme diffusé sur France 2. Les sujets d’enquêtes ne manquent pourtant pas parmi les émissions de France 2, ou à la rigueur de France 3 : les accusations de harcèlement sexuel contre le père Fouras (qui non content de poursuivre de ses assiduités Felindra et la Boule, aurait également eu des rapports contre nature avec les tigres), la mystérieuse impunité du coiffeur de Stéphane Bern – dont chacun s’accorde qu’il aurait dû être jeté en prison depuis longtemps – ou le trafic de consonnes auquel se serait livré un membre de l’équipe des Chiffres et des Lettres, sont autant de sujets qui méritaient d’être traités à la place des pitoyables reportages sur la guerre au Yémen ou la bombe d’Hiroshima, qui ne peuvent avoir aucune retombée sur les audiences de France télévision.

                                                      Bernard Tizier pour l’Unfaux