Le RecycPub : la solution définitive pour désencombrer nos boîtes à lettres

Qui n’ a jamais pesté contre la quantité de dépliants publicitaires dans sa boîte aux lettres? Une start-up française vient de mettre au point une machine révolutionnaire, nommée RecycPub.
La machine se place à côté des boîtes à lettres dans les immeubles collectifs, à la place de la corbeille à papier qui sert habituellement à recueillir les publicités indésirables. Le locataire place les pubs dans la machine comme il le faisait avec la corbeille.
La machine recycle automatiquement le papier, récupère l’encre et réimprime une nouvelle publicité. À la fin de la journée, les boîtes sont vides et une pile de nouvelles publicités attend sous la machine.
« On est sur une vraie bonne nouvelle pour les distributeurs de prospectus qui ont des problèmes de dos, explique un des concepteurs du procédé. Plus besoin pour eux de porter les prospectus, qui attendent en pile sous les machines dans les différents immeubles. Il ne leur reste qu’a les déposer à nouveau dans les boîtes et à vérfier le bon état la machine.» Les habitants profitent également du système, puisque les codes des machines sont vendus aux publicitaires qui envoient par réseau mobile 4G les informations servant à imprimer les nouveaux prospectus. C’est une source de revenus pour les habitants (qui éventuellement peuvent choisir le publicitaire)  et l’ensemble comme moins cher que l’impression classique.

Le Président de TC-Recyc, qui commercialise le RecycPub, nous explique l’origine du procédé : « un jour, j’ai appris que certaines boues d’épurations sont utilisées pour fabriquer de l’engrais, qui sert à faire pousser des légumes, qui, une fois digérés finissent dans les toilettes et sont ainsi le principal ingrédient des boues d’épuration… Nous avons amélioré le procédé: nous recyclons directement la merde pour faire de la merde ».

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Nicolas Sarkozy règle volontairement une amende de 18 millions d’euros

Nicolas Sarkozy contre-attaque dans l’affaire des pénalités liées à ses comptes de campagne 2012. Rappelons les faits : l’État français rembourse une  partie des frais de campagne électorale présidentielle aux candidats ayant eu un minimum de voix. En contrepartie, les candidats ne doivent pas dépasser un montant maximum de dépenses. En cas de dépassement, non seulement la campagne n’est pas remboursée, mais le candidat doit régler une pénalité égale au montant du dépassement, soit, selon la Commission des comptes de campagnes, un peu plus de 300  000 pour la campagne présidentielle 2012. de Nicolas Sarkozy.  Et comme c’est le candidat qui signe les comptes de campagne, sous la mention « vu et certifié exact », la justice considère aujourd’hui que c’était à Nicolas Sarkozy, et non à son parti de régler ces sommes. L’ancien président plaide la bonne foi:

« c’est très compliqué, explique-t-il, je  croyais qu’en tant que candidat de l’UMP,  le parti pouvait payer à ma place… même si je m’étais engagé personnellement sur l’exactitude des comptes en signant ».

Et il va même plus loin, au sujet de l’affaire Bygmalion:

« je suis ulcéré d’apprendre que des responsables de ma campagne ont triché pour cacher des dépassements, des dépassements dus à leur incompétence, et dont je n’étais évidemment pas au courant. Vous m’imaginez, moi, président de la république, tricher dans le but d’être réélu ? Et puisque le montant réel du dépassement est finalement de 18 millions d’euros, j’ai décidé, sans attendre que la Commission des comptes de campagne me le demande, de régler l’amende correspondante et j’ai envoyé, ce matin, un chèque de 18 millions au ministère des Finances. »

Nous n’avons pas pu poursuivre cet entretien, l’ex/futur chef de l’État devant assister une réunion urgente de donateurs au Fouquet’s avant de prendre l’avion pour une tournée de conférences au Qatar.

Gaétan-Olivier Zé, pour l’UnFaux


La presse française championne du couper-coller

Non, la presse française n’a pas raté le passage aux nouvelles technologies. Elle a même son domaine d’excellence : le couper-coller, en collaboration avec l’AFP.
Démonstration :
Je suis tombé hier soir, sur le site d’un organe de presse écrite, sur un article expliquant que : « la célébration lundi du mariage civil d’un couple de confession musulmane a été suspendue par le parquet saisi par la Ville de Nice, sur fond de soupçons de radicalisation » et que « La Ville de Nice s’est opposée à la célébration d’un mariage, qui justifie la saisine du procureur de la République en vue de l’article 165-2 du Code civil ». Comme l’article n’expliquait pas comment des « soupçons » de radicalisation peuvent justifier le refus de marier un couple, j’ai recherché d’autres articles pouvant donner plus d’explication. Or, tous les sites presse-écrite/radio/télé rapportaient l’information en des termes étrangement similaires (Nice-Matin, le Figaro, le Parisien, 20minutes, France3 côte d’Azur, itélé, BfMTV, ….)
Il y avait bien mention d’une condamnation de l’homme pour une agression contre un boulanger  qui vendait du porc, mais le lien avec l’interdiction d’un mariage n’était pas évident.
Saisi d’une inspiration soudaine, j’ai tapé « article 165-2 » et « code civil » dans Google, qui m’a dirigé vers le site officiel Légifrance qui met à la disposition de tous les lois françaises. Pour m’apercevoir qu’il n’existe pas d’article 165-2 dans le Code civil français. Le mystère restait entier.
C’est un article du Monde de ce matin qui m’a apporté la solution : il s’agit en fait de l’article 175-2 et non « 165-2 ».
Le fin mot de l’histoire se trouve dans deux mots très discrets, accompagnant certains (très peu) de ces articles si semblables : « avec AFP ». Damned*, le couper-coller sans vérification a encore frappé ! Il parait que chez les journalistes professionnels, on appelle ça la technique de feu Martin Bouygues. C’est très pratique, ça permet d’être les premiers (enfin, parmi les premiers, avec l’ensemble des abonnés à l’AFP). Avec quelques différences, néanmoins : coupures dans le texte de l’article pour s’adapter à la mise en page, titres intermédiaires, phrases mises en gras, ou adaptation au lectorat (dans le titre du Figaro où le mariage civil d’un couple musulman est devenu « un mariage musulman »).
Il faut vraiment être un dinosaure comme le Monde, pour perdre son temps à lire le texte de l’AFP, essayer de comprendre, s’apercevoir que ce serait plus clair avec un lien vers l’article du Code civil, et du coup s’apercevoir de l’erreur et la corriger.

Gérard-Victor Rifiez, pour l’UnFaux

* devant certaines dérives stylistiques de notre collaborateur, il a été décidé de lui confisquer sa collection d’albums de Blake et Mortimer. NDLR


Pub : le Crédit Nyolais remplace Gad Elmaleh par François Hollande

Après les commentaires désastreux des réseaux sociaux sur la prestation de Gad Elmaleh dans la publicité pour le Crédit Nyollais, la banque a décidé de modifier le spot. Le concept du faux sketch est maintenu, mais l’humoriste sera changé. La banque aurait décidé de faire appel à… François Hollande. C’est sa prestation du Président lors de sa dernière grande conférence de presse qui a convaincu le Crédit Nyollais de faire appel à lui.
Comme l’explique un représentant du Crédit Nyollais :

« En matière d’humour bancaire, c’est le meilleur. Souvenez-vous : un journaliste a suggéré qu’il avait changé de cap depuis son discours de campagne où il avait affirmé “mon ennemi, c’est la finance”. Et Hollande a répondu (il pouffe de rire et a du mal à terminer sa phrase) en citant…. la Loi… sur… la séparation des banques d’affaires et des banques de prêt. (il s’essuie les yeux, se mouche et reprend son sérieux). Cette loi en elle-même était déjà un gag, mais c’était une œuvre collective des parlementaires. À l’époque, ils avaient  fait très fort : ils ont voté la loi APRÈS le passage du président de la Société Géniale devant la commission des finances. Celui-ci avait du reconnaître que la loi ne concernerait que moins de 1 % de l’activité de sa banque, c’est-à-dire qu’elle était totalement inutile.    Alors, citer cette loi comme exemple de lutte contre la finance… Il fallait oser. Je ne sais pas comment les journalistes ont pu se retenir d’éclater de rire. Je suppose qu’ils sont habitués à l’humour à froid. J’ai une collègue qui n’avait pas pu voir la conférence de presse de Hollande. Quand je lui ai raconté le lendemain, elle en a PLEU-RÉ de rire. Littéralement… »

Rémi Derien, pour l’UnFaux


Accroc à la nourriture, il tombe dans le surendettement.

Une nouvelle forme de dépendance se répand dans notre pays avec des conséquences parfois tragiques : la nourriture. Alain, père de famille, est tombé dans le surendettement pour satisfaire sa dépendance. Il témoigne anonymement :
« Je ne peux pas m’en empêcher. C’est devenu un rituel. Trois fois par jour, je m’assois devant un meuble que j’ai construit spécialement pour mes repas*. Il s’agit d’une grande planche sous laquelle j’ai fixé des bâtons à chaque coin pour la surélever. Puis je pose un récipient plat et rond sur cette planche, qui sert à contenir de la nourriture et un récipient plus petit et tout en hauteur, pour les liquides. Je dispose ensuite autour de ces récipients des ustensiles spéciaux qui servent à couper la nourriture et la porter à la bouche. Je recommence l’opération jusqu’à ce qu’il y ait autant de récipients que de convives** », car, comme il nous l’explique, la nourriture est une addiction contagieuse : « Le pire c’est que j’ai transmis ma dépendance à ma famille. Trois fois par jour, je détourne mes enfants de leurs écrans et ma femme de son repassage pour prendre de la nourriture en commun. Je fais même la conversation avec mes enfants. Au collège, ils ont honte et n’osent pas raconter qu’ils échangent avec leur père le récit de leur journée. Aucun de leurs autres camarades ne le fait. »

Un témoignage qui fait froid dans le dos.
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* c’est ainsi que les « mangeurs » désignent le shoot de nourriture.
**on appelle « convives » les personnes qui partagent un repas.
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Yves Habbien, pour l’UnFaux.


l’accord du participe passé victime de la théorie du genre

Depuis quelques mois, le gouvernement a décidé la suppression systématique du mot « genre » dans l’ensemble des circulaires, manuels et livres émanant des ministères. Ainsi, un rapport commandé par la ministre du Droit des femmes, initialement intitulé « Luttez contre les stéréotypes de genre » est devenu « luttez contre les stéréotypes garçons-filles », et le mot « genre » a été remplacé presque partout dans le texte par des périphrases plus ou moins adroites.

Le geste destiné à remplacer le mot genre

Le geste destiné à remplacer le mot genre

   Mais le gouvernement veut aller plus loin en supprimant  le mot genre de toutes les règles d’accord du participe passé : ainsi, on ne dira plus « le participe passé s’accorde en genre et nombre », mais « le participe passé s’accorde en _______ et en nombre », en remplaçant le blanc par le geste traditionnellement associé au mot « chut ! », qui consiste à poser son index sur la bouche et en arrondissant légèrement les lèvres tout en émettant un faible chuintement. Les promoteurs de la réforme n’y voient que des avantages « En remplaçant un des mots de la phrase par un geste, », explique un représentant du ministère de l’Instruction publique « on oblige l’enfant à être plus attentif, et à ne pas quitter le maitre des yeux pendant qu’il parle ».

Cette initiative est cependant déjà décriée par certains. Selon un représentant de la Manif-pour-tous-ceusse-qui-sont-pas-d’accord : « C’est une provocation. Ce doigt dressé et posé contre les lèvres évoque évidemment un acte de fellation ».

Albain de Maire, pour l’UnFaux.


La source des email contenant des diaporamas de blagues-qui-essaient-d’être-drôles enfin identifiée.

Tous les internautes connaissent ces diaporamas Powerpoint qui réunissent des blagues sans intérêts, envoyés jour après jour par un collègue ou un proche à qui on n’ose pas dire qu’elles ne font rire qu’une fois sur 20 dans le meilleur des cas, et qu’elles contiennent des fautes d’orthographe qui font mal aux yeux.
Jusqu’à aujourd’hui personne n’était arrivé à remonter la longue file des destinataires successifs de ces documents. Nous sommes aujourd’hui en mesure de révéler que toutes ces histoires ont une source unique : il s’agirait de blagues refusées par la société Carambar au cours des 40 dernières années pour drôlerie insuffisante. Ces histoires étaient conservées dans un fichier informatique ultra-sécurisé, qui n’était accessible qu’à un nombre extrêmement réduit d’employés. C’est l’un deux, Jean Michel Duobert, qui depuis plus de 20 ans diffuse systématiquement sur Internet toutes les blagues dont le coefficient de drôlerie est inférieur à 0,5 (un minimum de 2 est nécessaire pour pour figurer sur un emballage).
« j’ai décidé de me faire connaître, explique-t-il, à cause de la notoriété d’Edward Snowden. Ses fichiers ont été lus par beaucoup moins de monde que les miens, et pourtant, il ne se passe pas de semaine sans qu’il ne fasse la une de l’actualité. Moi, j’ai toutes les raisons de penser que je ne suis même pas espionné par la NSA, alors que je suis peut-être à l’origine du développement spectaculaire d’Internet. » Et d’appuyer cette affirmation d’un détail troublant :  c’est précisément au début des années 90, alors que Jean-Michel commençait à faire circuler les rebuts des blagues Carambar, que l’Internet a connu le développement spectaculaire que l’on sait.

Alex Hélance, pour l’UnFaux

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à noter :C’est après avoir lu le Manfieste de l’humour pas drôle de notre rédacteur en chef Alain Faux, que Jean-Michel Duobert a choisi l’UnFaux pour révéler son identité.