le JT de France 2 aurait difiusé des reportages sans lien avec les programmes de la chaîne

Scandale  au JT de France 2:  des observateurs ont noté mardi soir qu’entre le sujet sur les championnats de natation et celui sur le village préféré des Français se sont glissés plusieurs reportages sans rapport direct avec un programme diffusé sur France 2. Les sujets d’enquêtes ne manquent pourtant pas parmi les émissions de France 2, ou à la rigueur de France 3 : les accusations de harcèlement sexuel contre le père Fouras (qui non content de poursuivre de ses assiduités Felindra et la Boule, aurait également eu des rapports contre nature avec les tigres), la mystérieuse impunité du coiffeur de Stéphane Bern – dont chacun s’accorde qu’il aurait dû être jeté en prison depuis longtemps – ou le trafic de consonnes auquel se serait livré un membre de l’équipe des Chiffres et des Lettres, sont autant de sujets qui méritaient d’être traités à la place des pitoyables reportages sur la guerre au Yémen ou la bombe d’Hiroshima, qui ne peuvent avoir aucune retombée sur les audiences de France télévision.

                                                      Bernard Tizier pour l’Unfaux

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Environnement : un stagiaire renvoyé de France 2 renvoyé pour faute grave.

France 2 vient de renvoyer un stagiaire du service de l’information pour faute grave. Certain que ce serait l’un des sujets du journal, il avait commencé à rassembler de la documentation sur les marches pour le climat, en particulier celle de New York qui a ressemblé un nombre sans précédent de 300 000 manifestants.
« Une perte de temps impardonnable, » explique un représentant de la chaîne : « il aurait du savoir qu’un sujet qui ne parle pas de Nicolas Sarkozy, des difficultés de François Hollande ou de la récolte des fruits et légumes n’avait aucune chance de passer à l’antenne. À part ça, nous traitons évidemment de l’actualité internationale, tant qu’il s’agit de la menace islamiste ou de l’ebola, des trucs qui font peur, quoi. » Le même stagiaire avait eu un avertissement la semaine dernière pour une autre initiative malheueuse : après avoir entendu que le Medef affirmait que la suppression de deux jours fériés permettrait un point de croissance supplémentaire, il  avait eu l’idée  saugrenue de compiler pour la rédaction une liste d’économistes pour leur demander  leur avis. Grossière erreur : « il fallait compiler les prévisions météo, pour savoir dans quelle ville effectuer un micro-trottoir, qui est la seule façon valable de traiter un sujet en profondeur » explique le même responsable.

Albin de Mairre, pour l’UnFaux


Après François Hollande, Angela Merkel trouve l’amour auprès d’une personnalité people

Selon l’hebdomadaire Berlin-match, la chancelière allemande aurait été vue à l’hôtel en compagnie du célèbre Oui-Oui, héros de la littérature enfantine et de la télévision. Une amie proche de la chancelière témoigne : « Elle a de la chance de l’avoir trouvé. C’est sans doute un effet de sa forte personnalité, mais la plupart des hommes s’enfuient en criant “nein ! nein!” lorsqu’elle leur fait des avances. Songez qu’elle a rencontré trois fois Dominique Strauss-Kahn au cours de sa carrière politique, et qu’il n’a jamais rien tenté. » Et d’ajouter avec une lueur d’envie dans le regard « un homme en bois, ça doit présenter également des avantages… »

Gaétan-Olivier Zé, pour l’UnFaux


Exclusif : les titres de la presse de demain

EXCLUSIF :  grâce à nos sources dans de nombreuses rédactions, nous sommes en mesure de vous dévoiler le titre le plus souvent traité à la une de la presse de demain : il s’agit d’un sondage dans lequel 95 % des personnes interrogées ont répondu ne pas s’intéresser à l’affaire Julie Gayet,  1 % ont répondus « vous pouvez répétez la question ? » en hommage au retour annoncé des inconnus, 4 % ont répondus « vous n’avez rien de mieux à faire que de poser des questions idiotes ? », et  3 % ont répondu à leur portable avant la fin de la question (ceux qui ont noté que le total des réponses dépasse 100 % font partie de l’écrasée minorité* qui s’intéresse au sujet)

*l’écrasé minorité étant bien sûr le contraire de la majorité écrasante

Bernard Tizier, pour l’Un Faux


L’économie française menacée par les hospitalisations de cocus.

Depuis quelques jours, les hôpitaux français sont submergés par l’arrivée de patients inattendus : en effet, de nombreux Français se sont rendus chez leur médecin pour demander à se faire hospitaliser sous prétexte qu’ils sont cocus, et que cette situation entraîne une souffrance psychologique insupportable. Un généraliste témoigne : « comment leur dire non, quand l’exemple vient d’en haut, du couple présidentiel exemplaire ? »
Ce phénomène aurait pu rester anecdotique, puisqu’il ne concerne que les cocus au courant de leur situation, largement minoritaire parmi les cornus. La situation a cependant changé dramatiquement après la conférence de presse de François Hollande et l’annonce du pacte d’irresponsabilité qui consacre la lune de miel entre le Président et les patrons. En quelques minutes, les 18 000 668 électeurs de François Hollande au deuxième tour qui se sont vus cocufier en direct à la télévision. Depuis, ce ne sont pas moins de dix-sept millions vingt-huit mille six cent vingt et un Français (soit 96,4% desdits électeurs) qui ont demandé à être hospitalisés pour cocufiage, menaçant de paralysie l’économie française.

Gaétan-Olivier Zé, pour l’UnFaux


Une erreur lourde de conséquences

Dans le chapeau de son article en ligne sur les fichiers HSBC, le Point a commis une erreur de date : « Exhibés durant l’été 2012 par Éric Woerth, les fichiers de la Banque HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms. »  Or c’est au cours de l’été  2009 qu’Éric Woerth, alors ministre du Budget, a « exhibé » la fameuse liste devant les députés, tandis qu’à l’été 2012, c’est Jérôme Cahuzac qui était ministre du budget. Cette erreur de date entraîne une confusion entre les deux anciens ministres qui n’est pas du goût de tout le monde. Selon une source judiciaire, l’un d’eux aurait décidé de porter plainte en diffamation, estimant que ce risque de confusion « porte gravement atteinte à son honneur étant donné la gravité des faits reprochés à l’ancien ministre ». Notre source ne précise pas lequel des deux souhaite déposer plainte.

Christian Thibault Pamohat, pour l’UnFaux


Le Point : Information poinédite sur les fichiers HSBC

Révélations du journal Le Point : les fichiers HSBC contenant une liste de Français détenant des comptes en Suisse auraient été trafiqués, « expurgés ».  Et l’hebdomadaire de préciser « Le rapport des autorités suisses est formel : les fichiers ont été falsifiés après que l’ordinateur d’Hervé Falciani a été saisi par les enquêteurs français », avant d’asséner le coup de grâce : les Suisses affirment dans ce rapport qu’il s’agit d’« une manipulation volontaire dont le mobile nous échappe ».

« Une manipulation volontaire dont le mobile nous échappe » magnifique expression, qui restera dans les mémoires, ou plutôt qui est restée dans les mémoires, puisqu’elle figurait déjà un article du Nouvel Obs du 2 mai 2012 (ici) , qui avait marqué les esprits. Le journaliste du Nouvel Obs avait eu accès au même « rapport explosif » (le Point), qu’il qualifiait véritable « douche froide pour l’administration française » (Nouvel Obs). De là à conclure que ce rapport explosif ne serait qu’un pétard mouillé, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas. En effet, une enquête approfondie nous a permis de conclure que l’information n’est pas inédite, mais poinédite, c’est-à-dire indédite pour le Point, l’hebdomadaire n’ayant jamais traité ce point précis du dossier. Le mot poinédite désigne plus précisément les informations qui inédites pour le Point, mais ne sont point inédites (version puriste de la langue française), ou sont pô inédites (version Titeuf) pour les autres.

V. Ritez , pour L’unFaux